Steve Jobs a été le premier à introduire le terme « goût » dans le contexte de la gestion. Mais son aura a également conduit à une idée reçue courante, beaucoup de gens pensant que le goût est un don personnel des entrepreneurs, que les autres ne peuvent pas apprendre. Mais c’est une erreur.
Le goût dont parle Jobs est en réalité le goût de l’organisation, et non le goût personnel. Le livre « Goût : L’organisation du cerveau droit à l’ère de l’IA » souligne que ce qui détermine vraiment le goût d’une organisation, ce n’est pas le goût personnel de l’entrepreneur, mais le goût des utilisateurs. Le goût organisationnel est souvent légèrement supérieur au goût des utilisateurs, mais il ne s’en éloigne jamais. C’est précisément ce sens de la mesure « d’un pas en avant » qui permet aux utilisateurs de ressentir la vérité, la bonté et la beauté.
Bien sûr, dans un environnement réel, le goût du fondateur apparaît souvent avant celui de l’organisation, ce qui n’est pas surprenant. Mais la véritable question est : peut-il être reconnu et approuvé par les utilisateurs ? Sans la reconnaissance des utilisateurs, l’organisation ne peut même pas survivre. En fin de compte, ce qui détermine finalement le goût d’une organisation, c’est toujours le goût des utilisateurs.
Cependant, cela ne signifie pas que le rôle de l’entrepreneur peut être affaibli. Le fondateur n’est pas seulement le point de départ du goût de l’organisation, mais aussi celui qui guide et attire le goût des utilisateurs. Parce que le goût de l’organisation doit être légèrement en avance sur le goût des utilisateurs. Il y a ici une différence extrêmement subtile : si les préférences personnelles de l’entrepreneur ne peuvent pas se connecter à l’esprit des utilisateurs, ce n’est que de la narcissisme ; si elles peuvent être un pas en avant des utilisateurs sans les perdre, alors c’est le véritable leadership du goût. La grandeur de Jobs ne réside pas dans le fait qu’il dise « J’aime ça », mais dans sa capacité à transformer « Je sais ce qui est mieux » en une expérience produit que les utilisateurs peuvent réellement ressentir. À un pas près, c’est du goût ; à dix pas près, c’est de l’art conceptuel.
La clé ici est de savoir si l’organisation peut transformer ce goût personnel en une norme de classement des valeurs communes à l’organisation. Plus l’entreprise est grande, moins il est possible que toutes les décisions internes soient prises par le patron seul. Sans des critères de classement des valeurs cohérents, l’organisation sera plongée dans des luttes internes sans fin. Le patron pense que les employés sont incompétents, les employés pensent que le patron agit de manière impulsive ; les conflits entre départements ne cessent de se multiplier. Le développement parle d’efficacité, le produit parle de valeur, les ventes regardent les revenus, le design veut de l’esthétique, chacun, chaque département a sa propre règle, mais l’ensemble de l’organisation manque d’une règle commune, d’un véritable standard de classement des valeurs. Le livre « Goût » nous dit que cette norme de classement des valeurs cohérente est le goût de l’organisation.
Pour former le goût organisationnel, il ne suffit pas de comprendre le goût des utilisateurs, ni de faire correspondre le goût des entrepreneurs avec celui des utilisateurs. Plus important encore, cette sensibilité peut-elle vraiment se transformer en capacité décisionnelle pour l’ensemble de l’organisation ? Et la capacité de décision peut être apprise, entraînée et doit être accomplie par l’apprentissage et l’entraînement. C’est précisément la valeur fondamentale du livre « Goût » : transformer le talent des entrepreneurs en une capacité reproductible pour l’entreprise.
Tuteur IA
Astuce : vous pouvez poser ici des questions sur vos études. Les réponses sont générées par l'IA et peuvent contenir des erreurs ; veuillez les vérifier attentivement.
